Il y a des faits qu'on ne changera jamais.
On s'attache à des choses que les autres ne comprennent pas. Des fois, les sentiments s'envolent ms on reste accroché juste à un beau souvenir. Tel est le cheminement vers l'auto-désolation. On ne peut pourra jamais oublier aussi facilement que souhaité. Les gens changent. Un changement souvent non synchronisé avec notre propre maturation. & on regrette, on regrette, encore & toujours. Le temps où, l'époque de... La nostalgie dans la peau. L'esprit plongé dans le passé mais les yeux rivés sur l'avenir, cette dure obligation qu'est celle de grandir, on espère gentiment qu'en les fermant tout ira mieux & que toute cette putride réalité s'estompera. Mais on est bien forcé de reconnaître l'illusion qu'est la vie en pleine action. Reconnaître l'état contradictoire dans lequel on est plongé dès notre naissance. L'oppression constante d'une société avide d'hommes en âge de faire fonctionner son commerce telle que la montre Rousseau.
& il y a ceux qui savent s'y résigner naturellement, soit parce qu'ils acceptent ce concept qu'est celui de la vie, soit parce qu'ils savent bien que l'homme n'a pas d'autre issue. A côté de ça, restent ceux qui ne s'y font pas si facilement. Alors on s'accroche à ce qu'on peut pour se maintenir en arrière.
& on se maintient avec ce qu'on trouve, ceux qu'on aime. Des souvenirs, des gens, des effluves... Mais c'est pareil que se maintenir au fond. On aime, on aime mais ça s'envole. Alors pourquoi ?
Parce qu'il reste toujours ce sur quoi on peut compter, ceux en qui on peut espérer. Les exutoires. Comme des rêves en plein éveil. Des étincelles de joie au milieu de la mélancolie. Ceux qui ont le pouvoir de nous arracher un sourire, un rire... Dans l'orage des m½urs humaines.
Ainsi est la vie. Bien hypocrite. Nous laissant l'espoir d'une chance. Une illusion d'amour, de bonheur dans la torpeur du temps qui passe & endurci nos esprits d'enfants en marche vers l'évolution & pourtant lasses prématurément. Désolés avant l'heure de savoir qu'il ne faudra jamais s'arrêter de courir. Pour vivre en paix. Contradictoire ? Faut croire. A quand l'exemption de notre fardeau universel ?
L'homme se diffère des animaux parce qu'il réfléchi, se rappelle & ressent. Mais quand de l'alliance de ces trois facultés découle la mélancolie & la difficulté à s'apaiser, qu'en devient-il de notre statut d'homme ?... Comme toujours ! Un choix à faire.
Comme quoi... Notre force & nos atouts font surtout notre faiblesse.




